Décidons ensemble d’une autre éducation

 

Cette année, les enjeux qui encadrent le milieu lycéen sont grands. Les élections présidentielles qui se déroulent laissent peu de place aux débats sur les questions de jeunesse ou encore d’Éducation. L’avancée des idées d’extrême droite est également un facteur inquiétant pour les lycéen.ne.s qui ne veulent pas se retrouver cantonnés à un rôle d’enfant mais qui souhaitent plus que jamais prendre part aux débats publics ; surtout sur les sujets qui les concernent aujourd’hui ou sur ceux qui les concernent demain.

En effet, cette volonté de se faire entendre, cette inquiétude quant à l’application de notre droit à l’avenir pousse la jeunesse et les lycéen.ne.s à se mobiliser fortement. C’est ainsi que pendant la loi « travail », des milliers de lycéen.ne.s ont essayé de se faire entendre sur des sujets qui sont primordiaux. Les lycéen.ne.s revendiquent des droits sur leur éducation et sur leur place dans la société.

Assurément, alors que les lycées sont le lieu où les lycéen.ne.s passent le plus clair de leur temps et connaissent mieux que personne les problématiques qui sont rencontrées, nous ne sommes pas, ou très peu, écouté. Cela entraîne donc des « priorités » fixées dans les lycées qui se portent aujourd’hui sur la sécurité, les débats qui ont lieu sur les jeunes ne correspondent pas à nos attentes et les solutions données à nos problématiques ne sont pas en accord avec nos réalités quotidiennes. Car notre réalité c’est la non augmentation des budgets dédiés à l’enseignement du second degré, ce sont des locaux de plus en plus insalubres et du matériel obsolète qui ne permet pas l’adaptation du lycée à la société de notre temps ; c’est l’orientation subie des lycéen.ne.s dictée par des déterminismes sociaux ; c’est l’échec de l’École de la République face aux enjeux de notre temps. Et pourtant, nous le savons, ces enjeux sont immenses. Ils concernent le développement de notre société sur les questions de service publics auxquels les jeunes y ont très difficilement accès, ils concernent la transition écologique à laquelle nous devons penser mais ils concernent aussi l’émancipation des jeunes et le renforcement de l’Éducation donné à chacun.e pour porter un projet de société qui dépasse notre simple génération.

Pour permettre aux conditions de vie et d’étude des lycéen.ne.s de s’améliorer, il faut donc que des représentant.e.s lycéen.ne.s intègrent les instances qui les concernent. Chaque élu.e.s au CSE devra défendre un projet porté par la majorité des lycéen.ne.s, un projet révélateur des difficultés qu’ils et elles rencontrent pour pouvoir trouver des solutions. La démarche de l’UNL est simple. Nous possédons un pied dans la rue ; au plus proche des lycéen.ne.s nous permettant de comprendre les problématiques rencontrées quotidiennement mais nous possédons aussi un pied dans les instances pour pouvoir porter les revendications des lycéen.ne.s dans les espaces appropriés. Le rapport de force que l’on crée grâce à notre organisation n’est pas négligeable. En effet, le fait qu’une organisation syndicale lycéenne soit représentée dans les instances de la Démocratie lycéenne permet de remporter des victoires par la mobilisation générale des lycéen.ne.s qui s’engagent dans un cadre collectif. Nous pouvons ainsi représenter au mieux les lycéen.ne.s ;  faire en sorte que chaque victoire puisse naître de la mobilisation de chacun.e ; bénéficier à tou.te.s pour un avenir meilleur et une société plus égalitaire.

L’Union Nationale Lycéenne replace au cœur de son projet pour le Conseil supérieur de l’éducation les problématiques rencontrées quotidiennement par les lycéen.ne.s et apporte des solutions en permettant à celles et ceux-ci de prendre en main les sujets qui les concernent.

I / decidons de changer notre Education : faisons entendre  notre voix

1 ) une nécessité : un investissement massif dans notre Education

A – L’Education des jeunes mérite un meilleur encadrement

Une éducation de qualité est une éducation qui s’effectue dans les meilleures conditions possibles. Or les moyens alloués aux établissements sont de manière globale insuffisants. En effet, les D.G.H. ne font que baisser chaque année alors même que celles-ci doivent définir les heures d’ouverture des lycées, le nombre de classes et de postes d’enseignants. Cette baisse des moyens pour nos lycées entraîne la suppression de classes et l’augmentation du nombre d’élèves par classe. Cette surcharge ne permet pas aux élèves de suivre correctement les cours. Ils ne peuvent pas avoir un réel accompagnement de la part des professeurs ce qui entraîne du décrochage scolaire. Face à cela, l’UNL demande la diminution des effectifs par classe à   25 élèves pour les lycées généraux, 20 pour les technologiques et 15 pour les professionnels. Pour cela, il faut une augmentation des D.G.H., en particulier dans les réseaux d’éducation prioritaire ( REP ) car ces établissements nécessitent plus de moyens. Mais nous revendiquons aussi une augmentation générale des moyens financiers. Que ce soit dans le nombre de professeurs, l’investissement de matériels et de nouveaux locaux, l’État doit réinvestir dans l’éducation nationale.

B-  construisons des rythmes scolaires basés sur notre quotidien

De plus, les rythmes scolaires que nous connaissons ne sont pas adaptés aux lycéen.ne.s. Les emplois du temps sont trop lourds et mal organisés dans la journée et dans la semaine. La productivité de l’élève se voit alors réduite. De plus, la pause méridienne étant trop courte, nous n’avons pas une vraie coupure entre les heures du matin et celles de l’après midi. Le lycée devrait pourtant être un lieu de vie et d’étude permettant à chacun.ne de s’emanciper. Les rythmes scolaires doivent donc être réformés en profondeur afin de convenir à tout.e.s. Nous demandons une journée débutant à 9 heures, ce qui permettrait aux élèves habitant loin de ne pas être pénalisés. La pause méridienne devrait quant à elle être de 1 heure 30 minimum afin de laisser un vrai temps de pause entre les heures du matin et de l’après midi. Enfin, nous revendiquons la fin des cours à 16h30 afin de laisser le temps à des activités extra-scolaires comme le sport ou la culture. Cela permettrait aussi d’organiser des heures de soutien scolaire pour les élèves en difficulté. Cette nouvelle répartition des cours serait mieux adaptés aux lycéen.ne.s et répondrait aux attentes du plus grand nombre.

2) Rénovons les méthodes d’enseignements

Les méthodes pédagogiques utilisées aujourd’hui sont à des années lumières des besoins et des attentes des lycéen.ne.s. En effet, la pédagogie appliquée dans nos lycées ne permet pas l’épanouissement des lycéen.ne.s mais crée de nombreuses difficultés et creuse les inégalités déjà existantes entre celles et ceux qui n’ont pas tous les mêmes moyens pour réussir.

A – un socle commun pour recréer l’égalité dans l’Ecole

Ainsi, les différentes filières qui existent au sein du lycée favorisent les inégalités. La naissance de la hiérarchisation des filières crée un niveau d’éducation différent selon la voie dans laquelle on s’est engagé. Le diplôme sur lequel on débouchera après nos nombreuses années d’études n’aura pas la même valeur selon notre orientation. Il est donc nécessaire de rééquilibrer les différentes filières pour permettre à chacun.e d’avoir une reconnaissance égale à celle d’un autre à la fin de nos études. La mise en place d’un socle commun interdisciplinaire, valorisant les capacités aux savoirs, est donc nécessaire afin de rompre avec ces inégalités et de faire en sorte que chaque lycéen.ne suive un même enseignement de base, commun à toutes les filières.

B – Mettre les lycéen.ne.s au coeur des méthodes pédagogiques

Ensuite, si la question du socle commun résoudra les inégalités existantes entre les filières, la question du décrochage scolaire reste un enjeu majeur sur les questions de réforme de notre pédagogie. En effet, chaque année plus de 100 000 jeunes sortent du système scolaire sans diplôme. Ce fort taux de décrochage s’explique par des méthodes pédagogiques non adaptées. Les cours magistraux ne facilitent pas l’attention des élèves et l’absence d’interaction entraîne une passivité du lycéen.ne qui n’est pas acteur de son éducation. Les lycéen.ne.s sont en attente de participation ; ils et elles ne demandent qu’à mettre à disposition leurs capacités pour apprendre de nouvelles choses. Des cours interactifs doivent être mis en place pour que les lycéen.ne.s soient acteur de leur éducation ; ils devront être en alternance avec les cours magistraux qui ne sont pas en capacité de devenir interactifs. Aussi, de nouveaux outils pourront servir à enseigner, notamment celui du numérique dans les lycées qui doit être utilisés à des fins pédagogiques. Somme toute, la diminution des effectifs dans les classes est également nécessaire pour permettre de mettre en place des méthodes pédagogiques alternatives.

C – En finir avec la notation couperet

Cependant, les manières d’enseigner ne sont pas les seules à favoriser le décrochage scolaire. La notation est aujourd’hui remise en question car elle segmente les classes en tiers, créant un tiers « d’élèves en difficultés » et donc de l’échec scolaire comme l’explique la Constante Macabre. La notation crée également un esprit de compétition entre les élèves, les mettant systématiquement dans une position d’échec lorsqu’ils ne sont pas dans le « premier » tiers de la classe. Il est nécessaire de revoir le système de notation pour ne pas créer une éducation à deux vitesse. En effet aujourd’hui on retrouve des lycéen.ne.s qui réussissent parce qu’ils et elles ont les moyens d’avoir des cours particuliers ou des parents qui peuvent les aider, et d’autres qui, issus de milieux moins favorisés, sont désavantagés. L’UNL propose donc un changement radical du système d’évaluation en délaissant la notation pour mettre en place une évaluation des capacités des élèves avec des grilles de compétences et de connaissances se basant sur la capacité des lycéen.ne.s à effectuer des exercices demandés.

D – pour réussir ensemble : une meilleure formation pour les enseignant.e

Pour finir, la transmission des connaissances et la capacité pour un.e professeur.e à enseigner doit évoluer en fonction des attentes des lycéen.ne.s. Chaque année, un.e enseignant.e doit faire quelques jours de formations pour se réapproprier certaines méthodes et diversifier ses méthodes pédagogiques en fonction des évolutions de celles-ci et des outils ( de Word, Powerpoint jusqu’aux logiciels parallèles)  qui peuvent se mettre en place au service de l’éducation. Les professeur.e.s doivent également être formé.e.s à accompagner chaque élève individuellement pour permettre à tou.te.s de réussir. Ainsi, les cours d’Accompagnement personnalisés qui ne sont aujourd’hui pas mis à disposition devront être utilisés dans le but de permettre aux lycéen.ne.s de développer leurs capacités et d’évoluer dans les domaines où ils et elles sont en difficultés.

Zoom : Faisons changer le BAC, pour avoir un vrai droit à la réussite

Le BAC est un examen considéré comme un rite de passage entre le lycée et les études supérieures. Cependant, son organisation pose beaucoup de questions aujourd’hui sur sa capacité à être un diplôme censé protéger les lycéen.ne.s face à la précarité et face au chômage. Son rôle de protection doit être renforcé mais le BAC est actuellement accordé à trop peu de personnes. En effet, si le baccalauréat doit protéger les lycéen.ne.s, 13 % des élèves se retrouvent sans protection à la fin de l’année de terminale. Ainsi le BAC doit s’approcher d’un taux de réussite à 100 %. Pour cela, les épreuves doivent être étalées sur l’année de première et de terminale pour permettre une meilleure répartition et des charges de travail moins grandes. Enfin, sur la question des rattrapages, un.e lycéen.ne doit pouvoir passer plus que 2 épreuves et il faut impérativement supprimer la note minimale de 8/20 qui crée une véritable barrière face à la réussite.

 

3) l’orientation est un choix, et personne ne nous le prendra

L’orientation de nos jours est plus subie par les lycéen.ne.s que réellement choisie. La première influence sur notre orientation apparaît à l’entrée au lycée lorsque nous devons choisir entre une seconde générale ou une seconde professionnelle. Nos notes vont nous aiguiller vers une seconde et le choix ne sera qu’une illusion. La seconde phase de notre orientation se fera entre la seconde et la première lorsqu’il faudra choisir sa filière. Sauf qu’une fois de plus les préjugées qui sont présents sur certaines filières et la recherche d’un élitisme vont envoyer les « meilleur.e.s » élèves en filière scientifique.

De plus, les élèves vont subir leur orientation et subiront la reproduction sociale. Ils hériteront, avec le système actuel, inévitablement d’une orientation qui se basera sur la catégorie socioprofessionnelle de leurs parents. Ainsi, un.e enfant d’ouvrier aura 5 fois moins de chances de poursuivre ses études supérieures qu’un.e enfant de cadre et catégorie intellectuelles supérieures.

Enfin, le manque d’accompagnement de l’élève et de sa famille va le ou la pousser vers une orientation qui ne sera pas son choix. La dissuasion est également très présente lors de la recherche de son orientation future, sur APB par exemple. Ainsi, les lycéen.ne.s professionnel.le.s ne vont pas être poussé.e.s à faire des études supérieures du fait du fort taux d’échec communiqué quant à leur poursuite dans les universités. Le manque d’accompagnement est dû au faible nombre de conseiller.e.s d’orientation psychologue présent. En effet, celles et ceux ci doivent s’occuper de 2 à 3 établissements scolaires soit entre 1200 et 1500 élèves ce qui revient à 15 minutes par an dédiés à un élève. Les lycéen.ne.s doivent pouvoir décider de leur avenir, le choix doit leur revenir. Mais l’accompagnement doit également être disponible à tout moment. Il faut donc créer un véritable Service Public de l’Orientation qui devra permettre à l’élève de faire les bons choix de poursuite d’étude ou de réorientation. Ainsi, sur la question de la réorientation, les lycéen.ne.s doivent avoir le droit de se tromper et de se réorienter sans être pénalisé par le manque de place dans la filière de son choix. Nous revenons donc à la problématiques des moyens dédiés à l’Éducation.

 

Zoom : une reforme d’APB qui sert aux lycéen.ne.s

La plateforme d’Admission Post Bac sert à saisir ses vœux pour la poursuite des lycéen.ne.s dans les études supérieures. APB devrait laisser le choix aux lycéen.ne.s de choisir leur orientation. Mais plusieurs barrières sont à constater. Tout d’abord, il y a ce qui est perçu comme de l’information avec des publications de statistiques mais qui est en réalité de la dissuasion envers certaines filières aux lycées empêchant les lycéen.ne.s de faire un choix uniquement guidé par leurs envies. Ensuite, APB reproduit ce qui est de l’orientation active dans le sens où les vœux sont limités et certains, comme le « vœux libre », n’est en réalité qu’un choix imposé. La plateforme d’APB doit donc être réformée pour qu’elle ne soit plus une plateforme de tri des lycéen.ne.s à l’entrée de l’université.

 

4) Garantir un accès à l’éducation pour tou.te.s

A- La gratuité : une nécessité

Tous les lycéen.ne.s devraient bénéficier d’une éducation gratuite. Or aujourd’hui de nombreuses inégalités persistent en ce qui concerne l’accès à l’éducation. En effet la gratuité est encore bien loin d’être acquise, l’éducation représente de nombreuses dépenses pour les familles. Les inégalités se creusent entre les familles qui n’ont pas les moyens de financer l’éducation de leurs enfants et les élèves qui ont accès à de nombreux services. De plus, les fournitures scolaires représentent un budget considérable pour les parents et les chèques de caution pour les manuels scolaires sont aussi à leur charge. Il existe également une inégalité entre les différents lycées en ce qui concerne le prix des repas à la cantine. Les bourses sont quant à elles disponibles qu’à une minorité d’élèves. Tout cela ne garantit pas le même accès à l’éducation pour tous. C’est pourquoi nous pensons que l’éducation nationale devrait prendre en charge tous les frais de scolarité afin de permettre la réussite de chacun.ne. Il faut aussi augmenter les critères de bourse pour qu’elles soient accessibles au plus grand nombre. De plus, l’UNL propose la création d’une banque de ressources de fournitures scolaires pour permettre un accès à ces dernières à tous.tes. En outre, nous proposons de plafonner les prix des repas à la cantine pour permettre une égalité entre tous les établissements. L’accès à l’éducation pour tous passe aussi par la gratuité des transports scolaires. Enfin nous demandons la nationalisation des lycées privés afin de mettre fin aux inégalités entre les différents lycées.

B- École obligatoire jusqu’à l’obtention du diplôme

Chaque année, ce sont 100 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans diplôme du secondaire. Ce fort taux de décrochage scolaire montre de réelles problématique ancrées dans notre système scolaire. Les inégalités d’accès à l’éducation continuent de se creuser entre les élèves des différents milieux sociaux. Nous n’avons pas les mêmes perspectives d’avenir, ni les mêmes garanties de réussites. Tous les jeunes devraient pourtant pouvoir sortir du système scolaire avec un diplôme qui garantit l’accès à des études supérieure. Afin de lutter contre le décrochage scolaire et les inégalités d’accès à l’éducation, l’UNL propose d’instaurer la scolarité obligatoire jusqu’à l’obtention d’un diplôme de secondaire autre que le brevet des collèges.

C- Faire de l’égalité entre les filières une réalité

Entre 2007 et 2016, 176 lycées professionnels publics ont été fermés ce qui équivaut à la disparition de 3500 classes dans une orientation vitale pour un grand nombre de lycéen.ne.s. Cette fermeture de classes entraîne l’écroulement d’un projet de parcours éducatif pour 57 000 élèves. Aujourd’hui certains départements comme le Puy-de-Dôme, la Haute-Vienne, le Doubs contiennent moins de 20 lycées professionnels publics. Ce videment massif de la carte scolaire française, cause pour un trop grand nombre de lycéen.ne.s une situation inconfortable. Beaucoup se retrouvent obligés par défaut, d’intégrer une filière, qui ne faisait pas partie de leurs choix ce qui ne fait qu’accroître le nombre de décrocheur.euse.s.

Cette situation doit être réglé au plus vite, il en va de la responsabilité de l’Etat : de pouvoir garantir le droit à l’éducation pour tou.te.s. Pour garantir ce droit à l’éducation, il est nécessaire qu’un investissement financier soit fait. 250 lycées professionnels et technologiques doivent être créés afin de pouvoir combler le trou béant des zones de désertion d’éducation ; mais aussi pour pouvoir répondre à une demande de formation professionnelle grandissante chez les lycéen.ne.s.

 

II/ Les lycéen.ne.s sont des acteurs essentiels de la transformation sociale

1) Renover la démocratie lycéenne : redonner le pouvoir aux lycéen.ne.s

Nous​ ​connaissons​ ​l’importance​ ​de​ ​l’engagement​ ​personnel ​au​ ​service​ ​du​ ​collectif,​ ​car​ ​il intègre​ ​tout​ ​individu​ ​dans​ ​la​ ​société​ ​en​ ​lui​ ​permettant​ ​de​ ​participer​ ​à​ ​son​ ​évolution.​ ​Or, aujourd’hui​ ​force​ ​est​ ​de​ ​constater​ ​que​ ​l’engagement​ ​n’est​ ​pas​ ​une​ ​priorité​ ​au ​vu​ ​de​ ​toutes les barrières​ ​qui​ ​se​ ​pose​ ​sur​ ​son​ ​chemin :​ ​absences​ ​comptabilisés,​ ​mépris,​ ​engagement​ ​non​ ​pris en​ ​compte​ ​lors​ ​des​ ​appréciations​ ​sur​ ​le bulletin,​ ​menaces​ ​d’exclusions​ ​scolaire. Ce​ ​genre​ ​de​ ​pratique​s ​montre​ ​l’incompréhension​ ​de​ ​l’engagement​ ​lycéen​ ​par​ ​les​ ​enseignants et​ ​le​ ​reste​ ​du​ ​corp​ ​éducatif.​ ​Or, l’engagement​ ​lycéen​ permet l’amélioration​ ​des conditions​ ​d’étude ​au​ ​sein​ ​des​ ​lycées​ ​mais​ ​aussi​ ​des​ ​conditions​ ​de​ ​vie.​ ​Ces améliorations​ ​sont​ ​bénéfiques​ ​tant​ ​pour​ ​les​ ​élèves​ ​que​ ​pour​ ​l’administration​ ​et​ ​les​ ​enseignants.

C’est​ ​pourquoi​ ​il​ ​est​ ​pleinement​ ​légitime​ ​de​ ​revendiquer​ ​l’importance​ ​de​ l’engagement​ ​lycéens au​ ​seins​ ​de​ ​tout​ ​les​ ​lycées,​ ​notamment​ ​en​ ​rendant​ ​les​ ​instances​ ​de​ ​la​ ​démocratie​ ​lycéenne décisionnelles​ ​sur​ ​toute​ ​les​ ​questions​ d’organisations​ ​des​ ​conditions​ ​de​ ​vie​ ​et​ ​d’études.​ ​Les rendre​ ​décisionnelles​ ​implique​ ​que​ ​ces​ ​instances​ ​soient​ ​au​ ​plus​ ​proches​ ​des​ ​lycéens​ ​afin​ ​de​ ​les représenter​ ​au​ ​mieux,ainsi​ ​nous​ ​demandons​ ​plus​ ​de​ ​moyens​ ​pour​ ​la​ ​démocratie​ lycéenne​ ​afin de​ ​créer​ ​des​ ​outils​ ​de​ ​qualités​ ​aux​ ​services​ ​des​ ​lycéens. La​ ​qualités​ ​des​ ​instances​ ​et​ ​des​ ​outils​ ​réside​ ​dans​ ​la​ ​formation​ ​des​ ​élu.e.s​ pour​ ​qu’ils comprennent​ ​réellement​ ​leurs​ domaines ​de​ ​compétences,​ ​apprennent comment​ mener​ ​à​ ​bien​ ​un​ ​projet​ ou​ ​comment​ ​créer​ ​des​ ​outils​ ​efficaces​ ​en​ ​sachant​ gérer​ ​un​ ​budget. D’autre​ ​part,​ ​pour​ ​mener​ ​à​ ​bien​ ​un​ ​mandat​ ​d’élu.e.​ Il ​faut​ ​être​ ​constamment​ ​en​ ​contact avec​ ​les​ ​lycéen.ne.s​ ​que​ ​l’on​ ​représente,​ ​or​ ​ces​ dernier.e.s​ ​ne​ ​se​ ​sentent​ ​pas​ ​concerné.e.s​ ​par la​ ​démocratie​ ​lycéenne ;​ ​c’est​ ​pourquoi​ ​nous​ ​demandons​ ​une​ ​formation​ ​pour​ ​tous​ ​les​ ​élèves afin​ ​de​ comprendre​ ​la​ ​nécessité​ ​d’être​ ​représentés​ ​à​ ​toute​s ​les​ ​échelles​ ​des​ ​prises​ ​de​ décision sur​ ​les​ ​questions​ ​éducatives. Revendiquer​ ​plus​ ​de​ ​démocratie​ ​lycéenne,​ ​c’est​ ​revendiquer​ ​plus​ ​de​ représentativité​ ​des lycéen.ne.s​ ​dans​ ​les​ ​cadres​ ​de​ ​décisions,​ ​c’est​ ​pourquoi​ ​nous​ ​revendiquons​ ​plus​ ​d’élu.e.s notamment​ ​au​ ​CSE.​ ​où​ ​nous​ demandons ​10​ ​sièges.

 

Zoom : s’engager dans les MDL

Lors​ ​de​ ​la​ ​création​ ​de​ ​l’Acte​ ​II​ ​de​ ​la​ Vie​ ​lycéenne,​ ​​ ​l’UNL​ ​avait​ ​remporté​ ​la victoire de la mise en place des​ ​MDL​ ​dans​ ​tous​ ​les​ ​lycées​ ​de​ ​France.​ ​Cependant​ ​force​ ​est​ ​de​ ​constater​ ​que​ ​cette​ ​circulaire n’est​ ​pas​ ​respecté​ ​par​ ​tous.​ ​C’est​ ​pourquoi​ ​nous​ ​rappelons​ ​la​ ​nécessité​ ​de​ ​prendre​ ​cette question​ ​à​ ​coeur​ ​,​ ​afin​ ​que​ ​les​ ​MDL​ ​soit​ ​partout​ ​sur​ ​le territoire​ ​effectives,​ ​et​ ​que​ ​ces dernières​ ​soient​ ​pleinement​ ​autonomes ;​ gerées par des lycéen.ne.s et pour des lycéen.ne.s,  ​sans​ ​la​ ​présence​ ​du​ ​corp​ ​éducatif.

 

2) Être citoyen.ne avec la carte nationale lycéenne

Aujourd’hui les lycéen.ne.s ont un besoin fort d’émancipation, de prendre leur avenir en main, cependant plusieurs structure sociétal les en empêche, c’est pourquoi l’UNL exige la Carte nationale lycéenne afin de revendiquer le statut de lycéen.ne et d’apporter des aides aux lycéen.ne.s

A- les transports gratuits

Une première des dépenses des lycéen.ne.s est sans conteste celle qui concerne  les transports en commun. Que ce soit pour aller en cours, à des activités extra-scolaires, sortir pour sa vie social ou autre ; nous sommes toujours amenés à dépenser de l’argent dans les transports en commun. Cependant un autre constat se pose, les familles n’ont pas toutes les moyens financiers, donc les lycéen.ne.s n’ont pas tou.te.s les même moyens. Ce qui les impacts donc dans leur capacité de se déplacer en transport en commun (seul voit de transport avant notre majorité). Il y a donc une vraie inégalité entre les lycéen.ne.s sur leur capacité à se déplacer, donc à aller en cours, or l’école est censé être gratuite pour permettre l’égalité ce qui est un paradoxe sur la questions des transport. Donc les lycéen.ne.s ne sont déjà pas égaux face au lycée.

Comme le coût des transports en commun empêche une égalité face à l’école, au capital culturel, et une égalité entre tou.te.s les citoyens de la République,  l’UNL, exige dans la CNL la gratuité des transport en commun.

B- l’accès à la culture pour tou.te.s

Pour être un.e citoyen.ne actif de la République, il faut aujourd’hui une somme de connaissances, références et sens critique. Pour cela, il faut pouvoir se construire un capital culturel suffisant afin de pouvoir s’épanouir intellectuellement mais aussi de pouvoir se forger un avis objectif sur toute chose. Cependant nous sommes inégaux face à l’accès à la culture, toute entrée dans un cinéma, un théâtre ou toute structure amenant de la culture à un coût sauf que encore une fois toutes famille, donc les lycéen.ne.s, n’ont pas les même moyens. Cette inégalité de moyens empêche tou.te.s les lycéen.ne.s de s’épanouir, de pouvoir devenir acteur.trice.s de la société ou encore d’être moteur dans nos cours car elle entraîne une inégalité de capital culturel. Cela fait donc des citoyen.ne.s inégaux.ales, et empêche les lycéen.ne.s de devenir ce qu’ils ou qu’elles souhaitent.

C’est donc pour permettre à tou.te.s de devenir ce qu’ils ou qu’elles souhaitent et d’avoir une société plus égalitaire que nous exigeons des même aides pour l’accès à la culture sur tout le territoires francais pour les lycéen.ne.s.

C- Garantir un accès à la santé pour tou.te.s

Aujourd’hui les lycéen.ne.s sont confrontés à une autre problématique, à notre âge nous devons pouvoir gérer notre corps et notre santé. Cependant si nous avons besoin avant 16 ans d’aller consulter nous devons passer par la carte vitale de nos parents et qu’ils nous accompagnent, après 16 ans certes nous avons notre carte vitale mais nous dépendons toujours de la mutuelle de nos parents. Cela empêche donc les lycéen.ne.s de s’occuper eux même de leur santé. Nous ne pouvons pas nous émanciper de nos parents, et dans certaines familles ou la question sexuelle est un tabou, l’épanouissement dans une vie sexuelle sécurisée par l’accès à la contraception est impossible. Donc notre émancipation et notre épanouissement de notre vie d’adulte est impossible.

Pour toutes ces causes nous exigeons, dans la CNL,un accès total à la santé pour un total remboursement de toute consultation et que les parents ne puissent pas voir quel spécialistes nous sommes allés consulter.

D- permettre à tou.te.s de s’engager

Aujourd’hui, les lycéen.ne.s voient de plus en plus leur avenir s’obscurcir, le gouvernement a fait passer de nombreuses lois anti sociales creusant les inégalités. Donc les lycéen.ne.s voient une obligation de s’engager pour transformer la société avec leur vision. Cependant l’engagement des jeunes, bien qu’il forme bien mieux de futur.e citoyen.ne que l’École est freiné par de nombreux problèmes cités plus haut mais aussi par le coût de cet engagement, or les lycéen.ne.s n’ont pas tou.te.s les même moyens.

Donc l’optique de former de manière égale des futurs citoyen.ne.s mais aussi de permettre à tou.te.s de prendre en main son avenir, par la même occasion de s’émanciper. Nous demandons une aide pour toute forme d’engagement dans la CNL.

 

3) nous sommes en capacité de decider : Droit de vote à 16 ans

Nous sommes forcés de constater que les lycéen.ne.s ne sont pas reconnus par les pouvoirs publics, nous ne sommes pas reconnus comme catégorie sociale à part entière, avec des besoins, des attentes, des revendications et des opinions. Nous sommes encore vus comme des enfants ayant une parole portée par nos parents et incapables de faire nos propres choix. Les forces de propositions ne nous prennent donc pas en compte car nous ne pesons en rien sur la balance électorale et nos exigences n’ont aucune chance d’aboutir. Notre seul moyen d’expression aujourd’hui est la mobilisation. Le fait que nous ne soyons pas sur les listes électorales n’oblige pas non plus à l’école à nous former politiquement alors que ce serait le lieu idéal pour nous faire cette formation (et non de façon partisane). Ceci explique la forte abstention chez les jeunes car à force de ne jamais être entendu ils se lassent de la politique, cependant cela ne peut pas durer, car nous sommes le futur de la société et nous ne pouvons pas laisser la société à des citoyen.ne.s désintéressé.e.s et sous-formé.e.s.

C’est pourquoi l’UNL exige une formation politique des jeunes adultes par l’École et pour s’assurer de l’obligation de tout gouvernement de l’appliquer ; l’UNL exige le droit de vote à 16 ans. De plus, il est important de créer un réel statut lycéen qui reconnaîtrait notre poid dans la société.

 

4) Les lycéen.ne.s s’engagent pour la société de demain.

Les lycéen.ne.s sont le futur, l’avenir de la société. C’est pour cela qu’elles-ils sont les mieux placé.e.s pour construire une société plus égalitaire, plus solidaire et durable dans le temps.

A- notre engagement environnemental

Dans la société future, les lycéen.ne.s vont payer la dette environnementale, seulement on ne peut rembourser la planète, il faut donc trouver des solutions pour stopper le désastre environnemental causé par l’être humain. La surexploitation des ressources naturelles et le réchauffement climatique posent des enjeux quant à la santé ainsi qu’à la pollution des terres agricoles, et de l’air. Par conséquent, de plus en plus de personnes risquent de développer des maladies cancérigènes mais cela a aussi un impact sur la qualité de nos aliments. Le réchauffement climatique a un impact sur les êtres-vivants et sur leurs écosystèmes causant des problèmes sociaux et économiques.

Les différents gouvernements doivent prendre leurs responsabilités et s’organiser. Les lycéen.ne.s d’aujourd’hui sont les actrice.eur.s de demain pour l’environnement, c’est pour cela que l’UNL propose que des cours en EMC sur ces enjeux aient lieux, développer les projets pour le développement durable dans les lycées afin que les lycéen.ne.s soient investis dans l’écologie. De plus, nous voulons développer la présence d’éco-délégué.e.s intervenant sur le sujet pour sensibiliser et conscientiser les élèves. Les lycées doivent organiser le tri des déchets, le composte, les produits bio à la cantine ainsi qu’une alternative végétarienne. Le lycée doit se pencher sur les questions écologiques en sensibilisant les lycéens à cette cause.

B- lutter contre les discriminations

Aujourd’hui, la société est composée de différentes discriminations, afin que tou.te.s puissent s’intégrer dans la société, nous devons lutter tou.te.s ensemble.

Nous vivons dans une société patriarcale, imposant aux femmes des placements dans la société rabaissants et oppressants. Par ailleurs, nous constatons que les discriminations envers les orientations sexuelles, le genres de personnes persistent. Enfin, malgré des démarches actives mais insuffisantes pour lutter contre le racisme, celui-ci est toujours présent. Nous devons dès maintenant commencer à rechercher des moyens de luttes contre le sexisme, LGBTIQ+phobie ainsi que le racisme et toute autre forme de discriminations afin d’atteindre une société plus égalitaire.

L’UNL propose la journée de la jupe, c’est-à-dire le port de la jupe pour tou.te.s pendant une journée qui  doit être instaurée dans chaques lycées  , une formation obligatoire pour tous les élèves et tou.te.s les professeur.e.s doit avoir lieu ainsi que l’ajout de femmes dans les livres scolaires afin de lutter  contre le sexisme. Mais aussi, il faut sensibiliser les élèves afin de faire changer les mentalités et déconstruire les stéréotypes de genre tel que la LGBTIQ+phobie. Enfin pour lutter contre le racisme, il faut plus de visibilité pour les minorités dans les livres scolaires.

 

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